Vaginite à candidae albican, l’amour qui fait mal.

Voilà un bien vilain mot pour décrire un mal dont souffre beaucoup de femmes (deux femmes sur trois souffriront d’une vaginite au moins une fois dans leur vie) et qui englobe bon nombre de possibilités de diagnostic. Les symptômes eux, sont simples et identifiables : démangeaisons, douleurs vaginales et vulvaires, irritations, pertes vaginales importantes et odeur nauséabonde. Les relations sexuelles deviennent un calvaire de douleur, bref pas très réjouissant mais si commun ! Les vaginites et vulvites (souvent l’une liée à l’autre) sont le premier motif de consultation gynécologique chez la femme.

Il existe trois types de vaginite : infectieuse, atrophique et d’irritation, mais je vais me concentrer sur la plus courante, l’infectieuse, et sa cause la plus répandue (75 % des femmes en auront une au cours de leur vie et 45 % en auront même plusieurs !).
La vaginite infectieuse est souvent liée à la présence d’un champignon : le Candida. Ce méchant pathogène prolifère facilement si on lui en offre la possibilité, et contrairement à bien des idées reçues, n’est pas uniquement une maladie sexuellement transmissible, même si cette levure est transmissible sexuellement. Vous saisissez la nuance ? Alors comment se préserver de ce désagrément certes soignable mais terriblement désagréable ? C’est la flore vaginale et son équilibre fragile qui prévient la plupart des vaginites. Il convient donc de la préserver le mieux possible. On optera donc pour une hygiène impeccable et quelques règles simples :
– La toilette intime ne doit se faire qu’avec un produit spécial au PH neutre, vendu en pharmacie,
– Le gel de lavage intime doit être correctement rincé et la région vaginale bien séchée,
– Les douches vaginales qui détruisent la flore doivent être proscrites,
– De même on oublie les déodorants vaginaux, les lingettes intimes,
– Les tampons et serviettes hygiéniques doivent être changés le plus régulièrement possible (pour la nuit, ne dormez pas avec un tampon !),
– Privilégiez les sous-vêtements en coton,
– Evitez de porter des pantalons très moulants, des matières synthétiques, des collants en nylon,
– Les candidae étant souvent présents dans les selles, il convient de toujours s’essuyer de l’avant à l’arrière et non l’inverse,
– Dormez sans sous-vêtements pour laisser l’air circuler librement,
Les candidae sont friands d’antibiotiques, les laboratoires d’analyses les font d’ailleurs pousser sur un « lit d’antibio », autant dire que si vous êtes fragiles de ce côté, il vous faut demander systématiquement à votre médecin traitant de vous prescrire des ovules en prévention lorsqu’il vous met sous antibiotique. De même, évitez de consommer du poulet de batterie en quantité car les volailles non fermières sont traitées massivement aux antibiotiques pour éviter les maladies et ça peut vous paraître fou, mais cela suffit à vous déclencher une vaginite à candidae !




