17 avril 2009Articles

Au risque de décevoir les grands romantiques qui ne voient dans leur sexualité que l’accomplissement de l’, je vais par le menu vous conter comment, nous humains, ne sommes au fond comme les animaux, que guidés par notre instinct de préservation et de reproduction. Les phéromones (du grec pheran qui signifie transférer et horman qui signifie exciter) sont de substances chimiques émises par toutes les espèces animales (y compris les blattes) et ont pour but d’adresser à un partenaire sexuel de la même espèce, le signal de notre présence. Les phéromones de l'amour

Longtemps ignorés chez l’humain, nombre d’expériences ont été menées, et ont pu démontrer que chez nous aussi, ces petits messagers chimiques ont la part belle dans nos décisions et notre comportement sexuel. La plupart des femmes qui ne sont pas sous contraceptifs ont sans doute pu constater par exemple, que vivant sous le même toit leur cycle menstruel se modifie et se cale sur celui de ladite colocataire. Il s’agit là, de la démonstration la plus connue.

Mais qu’en est-il pour notre attirance envers un partenaire ?

Une des études fort amusantes qui a été effectuée, a consisté à placer dans un cinéma une dizaine d’hommes de façon totalement aléatoire. Chacun s’est installé sur un siège le temps d’un film. La séance terminée, les hommes sont sortis pour laisser place au même nombre de femmes. Immanquablement, chaque femme a choisi de s’asseoir sur un fauteuil précédemment occupé par un homme.

Le Dr Johan Lundström a pour sa part fait, entre autres, sentir des t-shirts imprégnés de sueur d’hommes à des femmes, qui ont toutes jugé comme étant plus attirante l’odeur d’un homme qui était le plus éloigné de leur patrimoine génétique. L’attirance sexuelle serait donc liée à notre instinct de conservation et de reproduction, car plus un partenaire est éloigné génétiquement plus les chances de procréer sont grandes ! Des hommes à qui l’on présentait des photographies de femmes, les trouvaient soudain bien plus attirantes lorsque lesdites photos étaient aspergées de phéromones.

Un autre résultat troublant obtenu par un neurologue Suédois met à mal certaines idées préconçues sur l’homosexualité. En faisant respirer des bouffées de phéromones mâles à des femmes hétérosexuelles, des hommes hétérosexuels et des hommes homosexuels, il a pu prouver que l’hypotalamus des femmes hétérosexuelles et des hommes homosexuels étaient stimulés de façon parfaitement identique ! Alors si la vue reste malgré tout la première stimulation sexuelle chez l’homme, de par l’évolution de celui-ci, reste tout de même le plus primitif de nos sens : l’odorat et sa capacité encore toute animale à détecter à notre insu celui ou celle qui sera le/la partenaire idéal(e) et dont par la magie de la chimie, on tombera amoureux…

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Hara : ben voilà, maintenant j'vais plus dire "je t'aime", mai... (lire la suite)


Coquine : lili, te lire est toujours un vrai plaisir, même si,... (lire la suite)