Le porno chic fait-il vendre ?

Au début des années 70 apparaît aux Etats-Unis une expression bien étrange : le porno chic. Celle-ci permet de désigner la première vague de films X longue durée et le phénomène qui va entourer celle-ci.
L’expression s’installe dans la bonne société où il est de meilleur ton que « films de cul », cela va sans dire. Un article fameux du New York Times Magazine va faire entre l’expression « porno chic » dans le langage courant. Et puis la signification évolue. Elle englobe des domaines artistiques comme la mode lorsqu’ils font référence à l’univers du X, très tendance ! Même des créateurs connus proposent ouvrages et sextoys liés à l’érotisme et à la pornographie. Les tabous tombent peu à peu et le grand public apprécie cette nouveauté. Mais qu’en est-il réellement ? Le porno chic fait-il vendre ? Il faut dire qu’il y a à mon sens une distinction assez claire entre la mode qui s’ouvre au porno en le suggérant et la vraie pornographie qui se donne une image plus élégante et raffinée, revendiquant également le porno chic. Pour cette dernière, il est évident que le chemin est encore long, tant la pornographie hardcore ou d’amateurs semble avoir de l’avance, et inévitablement générer plus de cash. On peut néanmoins supposer qu’elle trouve son public, tout minoritaire qu’il soit. Par contre, que le milieu de la mode puisse prendre ce chemin me paraît intéressant, bien qu’il reste malgré tout lié à une certaine élite. Cet état de fait ne l’empêche pas de briser les tabous et sa médiatisation fait que les couches populaires sont témoins de ce virage esthétique. L’intérêt qu’il suscite est donc évident d’une parte mais également propice à une diffusion plus large qu’elle ne le fut jusqu’à présent. Car au fond, qui détourne son regard d’une publicité coquine et mise en scène avec goût ?

Tags : glamour - porno chic




Commentaires des lecteurs :
Soyez le premier à publier un commentaire !