Chéri, fais moi l’amour comme une bête !

Ne me dites pas qu’il ne vous est jamais arrivé de vous retrouver face à votre compagne visiblement en rut. Si nous les hommes nous vantons fréquemment d’être prêts à nous accoupler à n’importe quel moment, de telles grossièretés restent encore de nos jours moins courantes dans les bouches de ces dames.
Cela ne les empêche nullement d’avoir des bouffées de chaleur assez impressionnantes, et c’est de ces moments-là que je vais vous parler.
En effet, bien que je ne fréquente – vous pensez bien – que des jeunes femmes bien élevées, il m’est arrivé avec toutes mes conquêtes d’une certaine durée de – passez-moi l’expression – tomber sur le cul devant leurs soudaines envies de sexe très hard associées à un vocabulaire peu en accord avec la délicatesse et la candeur que je me plais d’ordinaire à leur prêter. Prenez la dernière en date, belle brune d’un pays très catholique. A notre rencontre, je craignais presque qu’elle ne me fasse attendre le mariage ! Heureusement, il n’en fut rien. Mais un soir, quelques verres de vin suffirent à la mettre dans un état libidineux incroyable.
Elle prit un regard aguicheur et m’attira contre elle, assise sur la table de la salle à manger, éloignant sans la moindre délicatesse les pauvres couverts encore présents et me disant avec des mots bien moins fleuris que d’habitude ce qu’elle voulait que je lui fasse et fronçant les sourcils en me voyant éviter qu’un verre ne se brise sur le sol. J’avais beau avoir vécu ce genre de revirements soudains avec d’autres, je trouve pour ma part que c’est toujours surprenant et s’il vous arrive cela pour la première fois, je n’ai qu’un conseil à vous donnez : Obéissez et assurez ! Le retour de manivelle pourrait être mortel si vous n’êtes pas à la hauteur !




L’expression s’installe dans la bonne société où il est de meilleur ton que « films de cul », cela va sans dire. Un article fameux du New York Times Magazine va faire entre l’expression « porno chic » dans le langage courant. Et puis la signification évolue. Elle englobe des domaines artistiques comme la mode lorsqu’ils font référence à l’univers du X, très tendance ! Même des créateurs connus proposent ouvrages et sextoys liés à l’érotisme et à la pornographie. Les tabous tombent peu à peu et le grand public apprécie cette nouveauté. Mais qu’en est-il réellement ? Le porno chic fait-il vendre ? Il faut dire qu’il y a à mon sens une distinction assez claire entre la mode qui s’ouvre au porno en le suggérant et la vraie pornographie qui se donne une image plus élégante et raffinée, revendiquant également le porno chic. Pour cette dernière, il est évident que le chemin est encore long, tant la pornographie hardcore ou d’amateurs semble avoir de l’avance, et inévitablement générer plus de cash. On peut néanmoins supposer qu’elle trouve son public, tout minoritaire qu’il soit. Par contre, que le milieu de la mode puisse prendre ce chemin me paraît intéressant, bien qu’il reste malgré tout lié à une certaine élite. Cet état de fait ne l’empêche pas de briser les tabous et sa médiatisation fait que les couches populaires sont témoins de ce virage esthétique. L’intérêt qu’il suscite est donc évident d’une parte mais également propice à une diffusion plus large qu’elle ne le fut jusqu’à présent. Car au fond, qui détourne son regard d’une publicité coquine et mise en scène avec goût ?
Les vêtements moulants sont les plus concernés. Le fétichisme en général vient de l’angoisse de la castration, bien connu dans l’œuvre de Freud. Comme la mère du garçon n’a pas de pénis, celui-ci fait un transfert sur, par exemple, un objet qui influencera sa future vie sexuelle. Ainsi donc, pour certains, c’est le collant, et peut-être les pieds et les jambes qui se trouvent à l’intérieur.

