Changer de pratiques sexuelles mais pas de mec !

Le breaking
De deux choses l’une. On veut soit calmer le jeu (nous en dessous, lui dessus), soit pimenter l’affaire (lui faire remarquer qu’accessoirement notre crinière de lionne peut aussi être attrapée à pleine(s) main(s). Et quoi qu’il en soit on souhaiterait qu’il devine tout ça. On ne se refait pas: la femme attend de l’homme qu’il lise dans ses pensées… surtout en matière de sexe. Mais dommage, il ne sait pas faire. Mieux vaut donc ne pas miser sur la comprenette mais sur le mode téléguidé. Et pour repartir sur de bonnes bases,
la pause s’impose. Rideau côté contacts charnels pendant deux semaines. (Tenez bon: apprenez à dire « non » sans prétexte et ne l’overstimulez pas quand il dit être H.S.).
Le teasing
Changer de galipettes ne se décide pas comme ça d’un coup, ni ne s’improvise. L’usage des mots ne marche qu’en phase post-coitum réussi. Pour l’heure, il faut faire dans le suggesting. Et attaquer par ce qui, en biologie, s’appelle « les caractères sexuels secondaires ». A savoir Quand la femme entre en désir, avant même qu’elle en prenne conscience, sa pupille se dilate, se met en mydriase. L’homme à son insu reçoit ce signal et est irrésistiblement attiré. » Pour se mettre en mydriase et teaser… on fixe une bougie puis on tourne son regard vers lui.
Le montring
Règle d’or sexuelle: on n’est jamais mieux servi(e) que par soi-même (= pour obtenir ce qu’on veut, on commence par le lui faire). Attrapez-le par les cheveux (rabattez-vous sur les oreilles s’il présente des signes de calvitie), massez-lui généreusement les seins, attardez-vous sur sa nuque, et effleurez le bas de son dos. La façon dont l’autre vous caresse, vous indique comment il aimerait être caressé. » Et passez à l’autoritaring. Puisque, selon le sexologue, les hommes souhaiteraient « que les femmes soient plus actives: initient plus, innovent plus ». Et surtout « qu’elles n’hésitent pas à les guider par la voix et les gestes ». Zou, par un hochement de tête léger mais ferme et un claquement de doigts et de la langue, indiquez-lui l’endroit inattendu où la chose doit se passer (lit, douche, lave-linge…).
Le jet lagging
Changer d’habitudes au lit, c’est évidemment changer d’horaires. Mais pas d’inquiétude, on ne va pas vous demander de bosser le matin. Mais plutôt en pleine nuit. Dans un demi-sommeil, ébattez-vous en vous laissant porter. Et sans vous attarder. Le petit coup rapide et nocturne est en effet au changement de cap sexuel ce que la fève est à la galette des rois. Toujours au rayon nouveautés, pensez à tous les petits trucs apparemment de rien du tout susceptibles de le surprendre: mettre une culotte, dire: « J’ai une copine, c’est une vraie coquine – tu ne la connais pas – avec son mec, l’autre jour, ils ont fait l’amour dans la cage d’escalier », lancer en pleine action: « Vas-y Franky, vas-y, vas-y Franky c’est bon, bon, bon »… Bref, cassez le rythme.
Le doigting
Revenons à des considérations plus sérieuses. Donc à la technique. Pour un couple au long cours, le virage dans les pratiques sexuelles est très souvent synonyme de durée. Effectivement, au bout de quelques années, le rapport qui dépasse le quart d’heure, c’est plutôt de mémoire. Pour rallonger le délai, une seule stratégie possible: retarder le réflexe éjaculatoire de l’homme. Pépère ayant pris ses aises et son rythme de croisière depuis un bail, il va falloir l’aider à donner dans le rab.
1/ En l’autorisant à ne pas être dans l’érection permanente
2/ une fois n’est pas coutume, en lui faisant croire que l’on n’a pas encore orgasmé. Deuxième règle d’or du changement de cap: bien saisir que rien n’est jamais gagné. Donc remettre son titre en jeu.
Le rentring
Enchaînez en donnant dans le contre-pied, avec un changement par l’encouragement/compliment. Car modifier ses habitudes, c’est aussi remercier et congratuler. Ce qui s’appelle encore faire l’otarie à la vue de l’organe érigé de notre homme. L’usage de la parole est donc chaudement recommandé… surtout en pleine action. Pendant la pénétration, exprimez votre bien-être, vénérez-le, encensez-le… bref, réveillez le bison qui sommeille en lui.




Cela passe à un peu plus de 50% pour la décennie qui suit et enfin un quart des seniors de 75 à 84 ans. Logique de voir qu’à partir d’un certain âge, l’assiduité diminue tout de même. En moyenne, ces seniors actifs ont deux ou trois rapports sexuels par mois. 



